Cinquante nuances de Grey

La bande-annonce:

L’avis tranché:

Les rabat-joie, passez votre chemin…


L’émotion:

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La critique:

Bon, encore une adaptation de bouquin à succès… en plus, celui là est paraît-il plutôt mal écrit, et trouve sa source dans une fan-fiction de la saga Twilight… Côté originalité, on est plutôt mal parti. Donc, c’est une histoire d’amour, à priori impossible, entre un homme mystérieux et complexe, et une jeune femme naïve et vierge (non on y croit pas une seconde). Bon ça c’est la base et ça donne moyen envie. Et pourtant, ce film a le mérite de vouloir faire les choses bien et d’explorer son thème sur une large palette de sensations cinématographiques (tout en nuances… comme quoi on est raccord!).

Je m’explique: ce best-seller est plutôt casse-gueule à adapter car évidemment, il faut faire plaisir aux fans (qui ne seront jamais contentes de toutes façons), contenter les attentes érotiques qui suscitent tant de discussions, et cependant rester original dans la démarche pour attirer un autre public. Sur ce dernier point, on sent dans la mise en scène une véritable volonté de mettre son identité dans le film, au delà de la simple adaptation. Les choix au niveau de l’image sont clairs et aboutis, rien à dire c’est beau et bien fait. La bande originale est sympa. Les acteurs, ils ne sont pas crédibles pour leur âge d’accord, mais ils se donnent à fond et… bon ok…

…pour être honnête, même avec les meilleurs aux commandes du film, le scénario ne peut pas sauver le vide à la base du bouquin. Vous ne serez pas surpris, ni bouleversé par l’histoire. Les personnages vous sembleront être des clichés. Mais, il y a quand même quelques points qui sauvent le film et ils sont tout à fait cohérents avec le concept et le succès de la saga car ici, on parle de désir, de corps, de chair… Pour une fois, on prend le temps de décrire la naissance du désir, de s’attarder sur la moindre sensation, l’infime détail qui crée l’obsession. Toute l’action tourne autour de ça, et la tension sexuelle monte en puissance tout au long du film. On voit de la peau, des caresses, des corps qui s’attirent, qui s’agrippent, on voit des poils (oui!), et tout ça fait drôlement plaisir tellement le sexe est lisse dans les comédies romantiques, ou agressif dans les autres genres. Ce n’est pas pour rien qu’à la tête du film c’est une réalisatrice. Je ne dirais pas que ces scènes de sexe ou d’intimité sont plus véridiques que d’autres mais elles donnent l’impression d’être décomplexées, et rien que pour ça, je pourrais vous recommander Cinquante nuances.

Dernier point, ce n’est que le premier volet, donc l’histoire d’amour n’est pas conclue mais, le film ne finit pas bien (oui, mini spoiler alert). Ce qui m’a plu c’est la manière dont les émotions se transforment de manière très progressive, et comment on amène doucement un malaise, présent tout le long du film mais réellement ressenti à la fin, en même temps que le personnage principal réalise brutalement la noirceur de Christian Grey. Pour moi, c’est là que le film rempli son contrat.

Voilà, en fait, c’est loin d’être le film de l’année mais il vous fera quand même passer un bon moment pendant, et peut-être même après, bande de petits coquins!


C’était mon avis tranché sur Cinquante nuances de Grey,

sortez vos fouets!

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